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Les grands débats
Publié le :
07 mai 2012

L’ONU souligne l’importance de médias libres pour des sociétés saines

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A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, ont rappelé le 4 mai 2012 que la liberté d’expression était un des droits les plus précieux et constituait un des fondements de la dignité humaine.

« Des médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à l’exercice de cette liberté », ont dit M. Ban et Mme Bokova dans une déclaration commune. « La liberté des médias implique la liberté d’opinion et le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit, comme indiqué à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette liberté est essentielle pour toute société saine et dynamique ».

Selon eux, les changements intervenus dans le monde arabe ont mis en évidence le pouvoir des aspirations aux droits lorsque celles-ci s’expriment à travers les médias, nouveaux ou anciens. La liberté des médias offre de nouveaux moyens de communiquer et de partager l’information et les connaissances. De nouvelles voix puissantes se font entendre – en particulier chez les jeunes – alors qu’elles étaient autrefois silencieuses.

« C’est pourquoi la Journée mondiale de la liberté de la presse 2012 a pour thème De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés », ont souligné M. Ban et Mme Bokova dans leur message commun.

La liberté des médias est mise à rude épreuve partout dans le monde. L’année dernière, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) a condamné le meurtre de 62 journalistes tués à cause de leur profession. Alors que les médias se tournent vers Internet, de plus en plus de journalistes en ligne, y compris des blogueurs, sont harcelés, attaqués et tués.

La première réunion inter-institutions des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité s’est tenue les 13 et 14 septembre 2011 au siège de l’UNESCO à Paris. Un plan d’action avait été élaboré afin que le système des Nations Unies puisse créer un environnement plus libre et plus sûr pour les journalistes et les professionnels des médias où qu’ils se trouvent.

Une réunion sur la protection des journalistes, organisée par les Missions de la France et de la Grèce auprès des Nations Unies en collaboration avec l’UNESCO, devait avoir lieu jeudi après-midi au siège de l’ONU à New York.

« Dans le même temps, nous continuerons à renforcer les fondements juridiques nécessaires au développement de médias libres, pluralistes et indépendants, en particulier dans les pays traversant des périodes de transformation ou de reconstruction après un conflit. Face à la surabondance de l’information, nous devons notamment aider les jeunes à acquérir un sens critique ainsi qu’une plus grande maîtrise des médias », ont déclaré Mme Bokova et M. Ban.

Cette année, l’UNESCO a célébré la journée de la liberté de la presse dans la capitale tunisienne Tunis avec un programme de trois jours pour souligner le rôle des médias en tant que déclencheurs de changements social et politique, en présence du Président tunisien Moncef Marzouki et du lauréat du Prix de la liberté de la presse de l’UNESCO, le journaliste azerbaïdjanais et militant des droits de l’homme, Eynulla Fattullayev.

La Journée mondiale de la liberté de la presse a aussi été célébrée au siège de l’ONU à New York. A cette occasion, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a rappelé que les évènements qui ont eu lieu dans le monde arabe ont été facilités par l’émergence de nouvelles technologies et de nouveaux types de médias.

« Nous sommes témoins de l’usage accrue de nouvelles plateformes de médias et de nouveaux outils pour mobiliser des millions de personnes pour soutenir la démocratie, les droits humains et la liberté d’expression. Devant nos yeux, nous voyons des nations, des sociétés et des régions entières du monde être transformées par ces voix qui viennent de trouver un moyen d’être entendus », a souligné M. Al-Nasser dans un discours lu par son chef de cabinet, Mutlaq Al-Qahtani, en présence du Secrétaire général Ban Ki-moon.

Selon M. Al-Nasser, la rapidité avec laquelle les informations peuvent désormais être partagées place une responsabilité plus grande sur les médias pour assurer la précision, l’équilibre et l’équité de l’information disséminée en considérant l’impact immédiat. Il est important d’assurer que les médias ne soient pas utilisés comme véhicules de la haine, des conflits et de la violence, a-t-il estimé.

« Je souhaite, en cette Journée de la liberté de la presse, exhorter tous les Etats membres et les gouvernements à faire plus pour assurer la sécurité, l’indépendance et la liberté des professionnels des médias, et particulièrement de ceux qui utilisent les nouveaux médias », a ajouté M. Al-Nasser.